[Laos] Boucle de Thakhek : 4 jours de scooter dans le centre du pays.

Nous sommes arrivés à Thakhek après 5 heures de bus VIP depuis Vientiane (100 000 LAK/pers). Nous avons eu de la chance car il n’avait pas de VIP que le nom, et le trajet fut réellement agréable sans tournant ni virages, et un siège confortable.

Arrivée à ThaKhek ou l’aventure

A notre arrivée à ThaKhek nous avions trois impératifs :

  • Parvenir au centre ville en négociant correctement notre tuk tuk ( prix annoncé : 20 000LAK)

Arrivés à la station de bus de Thakhek, située à environ 4km du centre ville, il a fallu faire appelle à un tuktuk. Celui qui semblait gérer les véhicules annonçait 20 000LAK, et refusait catégoriquement de baisser le prix. Ceux qui ont accepté sont partis vite, mais il restait une petite vingtaine d’irréductibles qui n’a pas cédé. Nous avons fait mine de tous nous en aller, et là, miracle, tout le monde a été pris pour 10 000LAK. Bon, du coup, au lieu d’être 6 maximum, on a été entassé à 8 + les bagpacks (“Mais Gégé, y’a plus de place là!” “Mais si, tu pousses, ça passe. Le reste, sur mes genoux”).

  • Trouver notre logement pour la nuit et éventuellement le retour (ou quand on change de guesthouse à minuit) :

La plus célèbre chez les loopers (petits noms de ceux qui font cette fameuse boucle à moto) est la Travel Lodge. Mais d’après nos lectures, celle-ci n’est recommandée que pour l’ambiance car un peu excentrée (et nous on est plutôt du genre à fuir les ambiances bagpack …) . Nous avions noté quelques guesthouses, et sommes partis à la recherche de notre nid d’amour (de repos oui !).

Nous avons refusé une chambre avec lit jumeaux un poil trop chère à notre gout et avons atterris au Mekong River Hotel, un très grand hôtel idéalement situé face au fleuve. Malgré une allure très défranchie (voir une salle de bain même un peu sale), la grande chambre et le prix nous ont convaincu. Sauf que … nous avons dû déguerpir en vitesse vers 23h30 après la découverte de … punaises de lit. Celles-là même dont les voyageurs parlaient et que nous n’avions encore (par bonheur), jamais rencontrées. Nous avons plié bagage sans demander notre reste, ayant eu la chance de ne pas payer d’avance et de ne pas montrer notre passeport. Nous aurions voulu expliquer la situation à la réception mais il n’y avait personne. Vu l’heure, on a pas traîné au risque de dormir dehors.

Et là, il nous a semblé que toutes les guesthouses étaient déjà fermées. Mais avant même de nous rendre compte que nous allions peut être dormir dans la rue, le propriétaire de la location de moto Wang wang, nous voyant nous diriger vers la guesthouse KGB (la sienne, qui était complète), nous a proposé de nous emmener avec quelques voyageurs égarés, à sa seconde guesthouse : la KGB 2, située près de la station de bus. On avait pas franchement le choix, alors on a accepté.

Il était plus de minuit quand on est arrivés. La chambre était correcte voir même mignonne, bien pour une courte nuit (toilettes et douche située à l’extérieur, mais genre loin à l’extérieur !). On était sauvé. Le lendemain, comme convenu, une voiture est venue nous chercher pour nous ramener devant Wang Wang afin que nous puissions récupérer notre scooter et démarrer la boucle.

Tarif : KGB 2 – 50 000 LAK (environ 5€)

NB: Nous avons réservé chez KGB GH une chambre double avec Fan pour le retour (4 jours plus tard), histoire de ne pas revivre la même chose (90 000LAK, 9€)

  • Trouver notre moto : RDV chez Wang Wang

Moto est un bien grand mot puisque ce sera un scooter semi-automatique. Wang Wang est réputé pour louer ses motos à un bon prix. Nous avons réservé notre scooter la veille au soir (quasi impératif) en choisissant notre modèle et en laissant 50 000LAK (de réservation) .

Le zoomer étant épuisé, nous avons opté pour une Yamaha Spark 120cc, pas la plus confortable, doté d’un coffre très petit, mais qui a fait le job avec une puissance très correcte.

Tarif : 70 000LAK/ jour (7€)

Et mon sac pendant ce temps ? Wang wang vous garde gratuitement votre bagpack pendant votre séjour, celui-ci ira rejoindre la montagne de sacs abandonnés de leur propriétaire. Vous vous amuserez à aller le rechercher sous tous les autres, à votre retour.

Dois-je avoir mon permis pour louer un scooter ? Wang wang ne vous le demandera pas (ils garderont juste votre passeport) mais vous préviendra que des contrôles de police ont régulièrement lieu sur la route. Vous devez avoir sur vous votre permis de conduire international sous peine d’une amende de 50 000LAK chaque fois que vous serez contrôlés. Cependant, vous verrez plus loin qu’avoir ce permis en règle ne suffit pas toujours à éviter l’amende … 

La boucle de Thakhek : encore l’aventure !

De Thakhek à Thalang

Nous sommes partis de Thakhek vers 8h du matin. Une bonne journée de route nous attendait et pas mal de choses à voir. Même si, clairement, on en a éludé quelques unes.

Que voir ?

  • Xieng lab (grotte) : indiquée sur la route. Nous avons garé notre scooter derrière une petite école et avons marché quelques minutes dans la jungle avant de trouver l’entrée d’une grotte. Cependant, on a jamais compris comment entrer dedans. Ce que l’on avait oublié de nos lectures, c’est qu’il fallait patauger dans l’eau. Au bout de quelques tentatives infructueuses, nous avons laissé tomber, d’autant qu’on se faisait littéralement bouffer par les moustiques.
  • Tha Falang : L’endroit est indiqué, vous devez quitter la grande route et rouler 1,5km sur une piste de terre, pas toujours très bonne mais faisable. Vous arrivez alors devant un bras de rivière à la couleur bleue, très jolie, qui donne envie de se jeter dedans. Cependant, l’endroit a été quelque peu sali par les personnes passées dans le coin, et le petit paradis n’est pas tout propre. Ce qui a douché mon enthousiasme. On s’est contenté de contempler l’eau et le décor alentour, nous étions seuls au monde !

  • Tham Pha Inh : C’était donc notre première grotte de la journée, puisque nous avons volontairement éludé certaines grottes comme la Tham Pha Fa, que l’on nous avait déconseillée et la Tham Aen, trop chère (30 000LAK d’entrée + 50 000 LAK de bateau). L’entrée est clairement accessible puisqu’un escalier vous y conduit. N’hésitez pas à suivre le chemin de ciment, vous trouverez des bouddhas installés là. Comme nous l’avions lu sur les blogs, si vous descendez dans la grotte, vous pourrez voir la réverbération de l’image de l’ouverture dans l’eau.  Arthur s’est dévoué, je (gardais les sacs) ne suis pas une grande aventurière !

  • Admirer les paysages de pics karstiques puis d’arbres morts aux pieds dans l’eau : de Thakhek à Thalang, le paysage change au fil du temps, passant de montagnes karstiques aux profils très impressionnants abritant des grottes, à un paysage aussi magique que tragique. Ce paysage magico-tragique, vous commencerez à le rencontrer vers Nakai puisqu’en 2010, la construction d’un barrage a en grande partie inondé la plaine environnante, noyant les terres agricoles. En résulte un paysage de lacs dans lesquels les arbres sont morts et dressent leur silhouette blanchâtre légèrement inquiétante. Le résultat est toutefois saisissant.

 

Où manger sur l’étape ?

Sern Sap : Nous nous sommes arrêtés à Nakai, environ 24 km avant Thalang pour déjeuner et pour laisser du répit à nos fessiers quelque peu endoloris par 80 km de scooter. Nous avons opté pour le restaurant Sern Sap, bien indiqué depuis la route principale et qui vous offre un havre de paix et un Wifi performant. Nous avons opté pour deux plats locaux et deux boissons, suivi d’un café qui coûte un bras (20 000LAK le café !). Après une petite entourloupe sur l’addition, nous avons payé notre repas 73 000 LAK (7,3€ à deux)

Où dormir ?

Thalang – Phosy Guesthouse : Nous avons fait escale, comme la majeure partie des “loopers” à Thalang. Dans ce petit village, le choix d’hébergements est mince : ce sera Sabaidee guesthouse, Phosy Guesthouse ou en homestay. Sabaidee est connu pour son ambiance festive et son barbecue. Nous avons opté pour la plus calme Phosy et son bungalow permettant de voir le coucher de soleil.

Les + : bungalow avec balcon & hamac, douche privative, vue sur coucher de soleil, espace terrasse collectif, terrain de pétanque, matelas confortable, aucun bête dans la chambre, eau chaude.

Les – : pas de Wifi dans les bungalows plus éloignés

Phosy Guesthouse – Arthur pratique le sport national Laotien

Phosy possède un restaurant au niveau de la guesthouse , mais aussi un grand restaurant du côté du pont, vers la Sabaidee. Nous avons dîné a notre guesthouse le soir, entre le riz à l’huile et les frites à l’huile, on a eu notre content d’huile, mais on a bien mangé quand même (pour 45 000 LAK, soit 4,5€ à deux) et petit déjeuné au restaurant le matin, avec vue sur le lac et les vaches qui paissent (3 000 LAK – 30 000LAK, 3€ à deux) .

Tarif : 70 000 LAK/nuit

Ressentis sur l’étape

Je dois avouer que j’appréhendais beaucoup cette boucle à moto. Nous n’avions pas inscrit ces 4 jours au programme en arrivant au Laos, c’est en nous promenant sur les blogs et Instagram que l’idée est née de suivre le mouvement. Mais quatre jour les fesses sur un scooter (parce que déjà dit « moto » est un grand mot), je n’étais pas très enthousiaste : la peur de l’inconnu, de la fatigue etc …

Pourtant, cette première étape a été exempte de tout souci, nous sommes arrivés fatigués mais moins que je ne l’aurais pensé, et très satisfaits de cette sensation de liberté, nous, nos petits sacs, et nos bécanes. Nous avons croisé assez peu d’autres voyageurs. Malgré une route où roulent beaucoup de camions au début, le paysage est grandiose, falaises kartisques noires, plaines agricoles, barrages, terres immergées, se sont succédé devant nos yeux. Pour finir, une chambre facilement trouvée, et sans puce de lit, on a beaucoup aimé la Phosy Guesthouse !

En revenant à Thakhek, nous avons rencontré un expat ayant travaillé sur le projet du barrage Nam Theun 2, le plus puissant d’Asie du Sud Est. Il nous a expliqué que le projet a débuté bien en amont, et que 8 villages ont du être déplacés, mais les habitants relogés et soutenus financièrement les premières années pour les aider à cultiver de nouvelles terres. Avant de noyer les plaines, tous les arbres exploitables ont été coupés, ceux qui restent n’étaient pas viables. Selon son explication, de grandes précautions environnementales ont été prises. C’était enrichissant d’avoir aussi son point de vue sur le sujet.

 


De Thalang à Konglor en passant par Laksao

Nous avons allègrement loupé le lever du soleil dont nous avait vanté les mérites, et c’est vers 8h que nous avons pris la route après un petit déjeuner au Phosy Restaurant. Nous avons longuement hésité entre passer la nuit à Khom Kham ou pousser jusqu’à Konglor comme la plupart des loopers le font. Le vent s’était levé, il ne faisait pas super chaud, et nous avons connu quelques difficultés.

Que voir ?

  • Bouddha gravés dans la roche : attention, les deux bouddhas sculptés à même la roche sont situés dans un virage, ralentissez bien si vous voulez les voir !

  • Temple à Laksao : En arrivant à Laksao, vous pourrez voir un temple plutôt grand, et tout à fait typique du Laos. Après déjà 50 km de route, il était 10h30, nous avons décidé de prendre un peu de temps pour souffler et méditer dans ce temple où nous avait fait la rencontre d’un adorable bébé de trois mois.

Tarif : Gratuit

  • Cool Springs: A 30 km de Laksao se trouve une piscine naturelle  dont on vante la beauté et le caractère rafraîchissant. Sur la route, ouvrez l’œil pour repérer le panneau, et parcourez ensuite 4,5km de piste qui passe dans un village puis s’ouvre sur une plaine très impressionnante. Le chemin qui y mène a quelque chose d’un peu magique, tant d’immensité à quelques pas de la route, cette roche qui se dresse avec autorité, cette large plaine et ce vent qui nous soufflait sans relâche dans les casques … Arrivés aux Cool Springs, cette impression de magie et de solitude s’est évanouie immédiatement. Au Laos, le 8 mars est férié, nous ne le savions pas mais nous avions bien compris qu’il se passait quelque chose. Il y avait une foule pas possible, plein de locaux qui pique-niquaient, écoutaient de la musique à fond les ballons, buvaient de la bière ! Un Monsieur un peu éméché nous a d’ailleurs offert chacun un verre de bière, on a apprécié le geste ! Est-ce que je me suis baignée ? J’aurais aimé, cependant au Laos, surtout lorsqu’il y a beaucoup de locaux, il vaut mieux se baigner habillée lorsque l’on est une femme, or, je n’avais pas de vêtements de rechange et la fraîcheur de la température ce jour là me faisait craindre le rhume. J’ai trempé les pieds, fait la connaissance de quelques petits enfants, et nous sommes repartis.

Tarif : 10 000LAK par moto (j’ai cru comprendre que ce tarif s’applique si l’on gare la moto à l’intérieur des grilles, qu’en dehors c’est gratuit et que les 10 000 ne sont pas un droit d‘entrée  mais de parkings). Au moins le gardien nous avait gardé nos casques et surveillé notre scooter.

  • Point de vue « Phou Hai viewpoint » : en arrivant vers Khom Kham, à environ 5km de la ville, un panneau vous indique un point de vue. Nous y étions vers 14h et la vue sur la plaine nous a époustouflé.

  • Regarder les paysages : le paysage entre Thalang et Konglor est très changeant, vous passez des fameuses terres immergées de la plaine de Nakai à des routes de montagnes verdoyantes en arrivant vers Laksao. Puis, de nouveau les impressionnants pics karstiques si caractéristiques des pays d’Asie du sud est, et qui annoncent la présence de grottes.
En arrivant aux Cools Springs

Où manger sur l’étape ?  

Khountavy restaurant : Nous nous sommes arrêtés déjeuner à Khom Kham. Nous avons été accueillis par un homme absolument charmant, qui a étudié le Français pour devenir professeur. Il nous a préparé de délicieuses noodles aux légumes. Nous vous recommandons l’adresse, sa gentillesse et le gout de ses pâtes valent l’arrêt ! Nous en avons eu pour 50 000LAK pour deux plats et un thé Lao  (environ 5€ à deux)

Finalement, malgré le vent qui n’avait toujours pas cessé, ne nous sentant pas trop fatigués, nous avons décidé de continuer sur les 40 derniers kilomètres nous menant à Konglor. Cette portion de route fut moins agréable malgré des paysages toujours aussi grandioses.

Où dormir ?

Enjoy Boy : A Konglor, vous trouverez quelques guesthouses et de nombreux homestays. Nous avions repéré quelques guesthouses avant d’arriver, dont Enjoy boy. Etant la première pancarte que nous avons croisée à l’entrée de la ville, nous avons suivi le chemin de terre quelque peu défoncé qui y mène sur un petit kilomètre. L’homme qui tient le homestay N°7 nous a d’ailleurs proposé de venir chez lui au passage. Enjoy boy comprend quelques bungalows rustiques mais disposant de tout le nécessaire, et son restaurant donne sur la rivière. Un peu excentrée des autres pensions de la route principale, vous vous trouverez au cœur du village, entourés d’enfants !

Les + : eau chaude, bungalow de bonne taille, salle de bain privative, restaurant donnant sur la rivière, moustiquaire, prises électriques, personnel très sympa, ambiance convivial au restaurant.

Les – : Wifi défaillant (pas de wifi dans les chambres), cloison très fine avec les bungalows voisins (on entendait ronfler le voisin …) !

Ressentis sur l’étape

Globalement l’étape, qui comptait quand même 120 kms, s’est bien passée. La route a été refaite entre Thalang et Lak Sao et est désormais très bonne. En revanche, entre Khom Kham et Konglor, il faut faire attention. Nous avons eu le courage d’aller jusqu’à Konglor quand nous avions évoqué la possibilité de passer la nuit à Khom Kham. Toutefois, deux galères sont venues émailler le parcours.

Tout d’abord, nous avons découvert que la chambre à air du pneu arrière était crevée. Toutefois, dans notre malheur nous avons eu beaucoup de chance, puisqu’au moment où nous nous sommes aperçus du problème, nous étions à Laksao … à deux mètres d’un réparateur de scooters ! Le changement de chambre à air a pris 10 minutes et nous a coûté 25 000LAK. Nous avons pu repartir, cheveux aux vents (tu m’étonnes avec le blizzard qu’il y avait).

La seconde avarie fut moins indolore. La route allant de Khom Kham à Konglor est en construction par endroits, pleine de nids de poule à d’autres. Etant en ligne droite, fatigués et en fin de parcours, nous étions surement moins vigilants. Lorsque nous sommes arrivés à une portion de route où la terre avait remplacé le goudron en attendant d’être refaite, le premier caillou venu m’a éjectée du scooter. Arthur est resté dessus pendant encore quelques mètres avant d’abandonner, tombé lui aussi. Les quelques locaux présents ont bien rigolé. Moi moins. Mais à priori, à part quelques égratignures et un léger mal d’épaule, rien de grave. Je portais des vêtements longs, pour éviter de trop me blesser en cas de chute, et clairement, c’est indispensable. En short, les bobos auraient été bien plus douloureux.

Ce jour là, les deux grandes peurs qui me taraudaient avant de partir : problème de pneu et  chute de scooter, nous sont arrivés. Et ce ne fut pas la fin du monde, ça ne nous a pas empêché d’apprécier cette étape et ces paysages magnifiques. Pour résumer, globalement la route est bonne, même si un peu moins jusqu’à Konglor, et les paysages valent le coup !


De Konglor à ViengKham

Après un petit déjeuner pris à notre guesthouse avec vue sur la rivière, nous avons visité la fameuse Konglor Cave. Il est tout à fait possible d’y aller à pieds depuis n’importe quelle guesthouse du village (1 à 2km) ce qui évite de payer les 5 000 LAK (50cts) de parking pour la moto. Après la visite nous avons roulé jusqu’à Viengkham sans faire d’arrêt ou presque.

Que voir ?

  • Konglor Cave 

Il s’agissait clairement du point d’orgue de notre boucle que cette grotte. Nous en avons vu de très impressionnantes en Birmanie, ou encore en Thaïlande, mais celle-ci est encore différente avec ses 7,5km de long, ce qui en fait l’une des plus grandes grottes au monde.

Déroulement de la visite :

Après vous être acquitté du prix d’entrée et payé le bateau (j’y reviens plus tard), votre conducteur de bateau vous fait enfiler des gilets de sauvetage puis le suivre. Arrivé au niveau de la grotte, vous sentirez l’air devenir chaud et humide, c’est normal ! Ensuite, vous embarquez dans une petite pirogue pendant quelques minutes. Votre conducteur vous dépose sur une plage et vous découvrez l’une des chambres de la grotte, éclairée et accessible à pieds car hors d’eau. A la fin du parcours, votre boatman vous récupère et c’est parti pour un long moment sur l’eau, dans le noir le plus complet (d’où les lampes frontales obligatoires).

Entrée de la grotte de Konglor

Vous sortirez ensuite de la grotte face à un décor magnifique, entre verdure, eau verte et roche noire, pour une petite promenade en bateau. Vous êtes ensuite déposé sur la terre ferme, mais ce n’est pas fini pour autant. On s’est d’ailleurs vraiment demandé où l’on était … Vous trouverez quelques stands pour prendre un café ou regarder les tisserandes exécuter leur art. Il est possible également d’emprunter des vélos pour vous rendre au village Natane situé à 2km, et votre boatdriver vous attendra sur place. Pour notre part, après avoir été faire un coucou aux buffles qui se trouvaient là, nous sommes repartis, car nous n’avions pas emporté d’argent (ballot).

Ensuite, vous refaites le chemin en sens inverse dans la grotte. Et c’est là que ça s’est gâté pour nous. Le moteur s’est tout simplement arrêté. Heureusement, le jeune homme a fini par le réparer en poussant un cri de victoire (et nous un ouf de soulagement). Toutefois, j’avais curieusement dit à Arthur que son bateau ne m’inspirait que légèrement confiance, l’intuition féminine.    

Et … c’est la panne !

Pour information, le guide Lonely Planet parle de grosses araignées dans cette grotte. Nous n’en avons pas vu l’ombre d’une, il n’y avait que quelques chauves souris. Et des touristes, un peu !

Durée de la visite : nous avons passé près de 3h sur place

Conseil pour visiter la Konglor Cave

  • Au niveau de l’entrée: prendre le temps de lire la petite exposition de panneaux en anglais vous renseignant sur la grotte ainsi que sur le coin que vous parcourez autour de la boucle de Thakhek.
  • Au niveau des billets de bateaux :
    • Vous pourrez emprunter une lampe frontale ( 50 000 LAK de déposit qui vous sera rendu dès restitution de la lampe), ce que nous vous recommandons vivement sauf si vous avez la votre
    • Laisser vos affaires encombrantes et/ou précieuses dans un coffre fermé à clé (gratuit, pas de caution).
    • Emprunter des tongs ou venir avec les vôtres. Evitez de porter des chaussures car vous aurez surement les pieds dans l’eau à un moment ou à un autre. Par exemple, notre bateau prenait beaucoup l’eau, et nous avions les pieds trempés. Ensuite, il arrive un moment où votre boatman vous fait sortir du bateau pour le hisser dans de petits rapides, comme il n’y avait pas d’autres bateaux alentours, c’est Arthur qui l’a aidé et il a fallu patauger.
    • Selon la saison/le temps, prenez un gilet ou un pull pour le bateau. En effet vous aurez l’impression d’avoir très chaud en entrant dans la grotte, pourtant, sur le bateau il faisait légèrement frisquet (comme on dit dans le jargon)
    • Prenez votre maillot de bain, car si nous avons eu mauvais temps, quand il fait beau, les gens se baignent à l’entrée de la grotte.
  • Venez tôt, car passé 12h il y avait foule, alors que vers 9h30 nous étions quasi seuls.

Tarifs :

  1. Droit d’entrée : 2000 LAK/pers
  2. Prix du bateau : 100 000 LAK pour 1 personne, 120 000 pour 2, 130 000 pour 3
  3. Prix du parking : 5000LAK/moto
  • Limestone Forest Viewpoint

Lorsque vous revenez sur vos pas depuis Konglor, vous avez deux choix : soit prendre la piste de terre et retourner à Khom Kham, soit continuer sur la route en dur. Nous avons choisi ce dernier itinéraire et nous sommes arrêtés au Limestone Forest Viewpoint, qui se situe à environ 5km de la ville. Il est bien indiqué par des panneaux. L’endroit est réellement époustouflant, une foret de roches karstiques à perte de vue … L’arrêt vaut vraiment le coup, et j’imagine encore plus au coucher du soleil, si vous passez la nuit à Khom Kham.

Où dormir ?

Phommeexai hôtel – Viengkham. Pourquoi ce choix de s’arrêter passer la nuit sur une horrible route nationale plutôt que dans un petit village de charme au milieu des roches karstiques ? Tout simplement car le nombre de kilomètres prévus le lendemain sur une route réputée inintéressante et dangereuse nous effrayait un peu. Nous avons donc souhaité diminuer le temps de route du dernier jour, tout en partant tôt le lendemain (puisque de toute façon il n’y a rien à faire à côté de la guesthouse).  Nous avons choisi cet hôtel en regardant sur maps, il semblait avoir des commentaires corrects (pas de bed bugs !).

Les + : La chambre est grande, fonctionnelle, salle de bain privative, petites bouteilles d’eau, kit d’hygiène, possibilité de jouer à la pétanque avec les locaux !

Les – : pas d’eau chaude, peu de wifi dans les chambres, bruit des camions sur la route, il y avait quelques bêtes dans la chambre (dont ce que j’ai identifié comme un frelon et à qui on a du écourter l’existence).

Tarif : 50 000LAK /nuit

Ressentis sur l’étape

La visite de la cave est clairement incontournable pour quiconque se trouve dans le coin. Elle est gigantesque et très impressionnante. Mon sentiment mitigé vient de mon manque de confiance en l’embarcation qui nous a été attribuée mais la grotte en elle-même est à voir.

Ensuite, nous avons refait le chemin de la veille sur 40 kilomètres, et de concert au vent, c’est la pluie qui s’en est mêlé (51 jours que nous l’avions pas vue !). Il faisait clairement frais, et couplé à nos fesses endolories, j’ai pris moins de plaisir sur la route malgré des paysages encore saisissants. Attention, la route est parfois en travaux également entre Khom ham et Viengkham et les camions relativement nombreux roulent vite, soyez prudents. D’ailleurs nous avons eu l’explication de ces portions de route en travaux par un expat travaillant pour les Nations Unis, des contrats sont passés avec les habitants, qui refont donc des parcelles de route qui leur sont attribuées.

Au final, nous sommes arrivés à Viengkham vers 16h30, et nous sommes tombés de sommeil, la sieste s’imposait clairement. Ces quelques jours de route nous fatiguent vraiment, et l’on aspire juste à dormir le soir (bon, l’après midi aussi ahah)


De Viengkham à Thakhek : la fin du voyage

Nous appréhendions cette route nationale comptant une centaine de kilomètres au milieu des camions. Finalement, en prenant un café pour couper le trajet et en partant de Viengkham, ce ne fut pas si long, et les paysages pas si laids que ça.

Que voir ?

Pas grand chose si ce n’est le Khoun kong Leng Lake situé à 30 km de Thakhek, mais il faut encore parcourir 18km aller et retour sur de la piste, et nous n’avions pas assez d’envie pour ça. Comme d’ailleurs beaucoup de voyageurs, le quatrième jour, on a plutôt eu envie de faire court.

Nous sommes arrivés sur la ville vers 11h, et là … Nous nous sommes pris une bonne amende tout à fait injuste par les policiers placés au rond point. On nous avait bien dit de les éviter en passant par une autre route, mais comme nous avions notre permis international, nous ne doutions pas de nous en sortir sans souci. C’était sans compter sans « le tampon manquant », puisque sur nos permis internationaux il manque la case permettant de conduire des scooter de max 125 cc … Et notre permis Français qui a ce tampon ne l’a pas convaincu. Donc, en bref, on n’aurait jamais pu échapper à ce racket de 50 000LAK. Notre conseil : si un policier vous siffle à ce carrefour, faites comme si vous ne l’entendiez pas et poursuivez votre route. Si vous vous arrêtez, ça sera 5€ d’amende

A Thakhek, ne manquez pas le coucher de soleil sur le mékong et la Thaïlande en face. Le fleuve est d’un calme impassible, que presque aucun bateau ne vient troubler.

Où manger ?

Patalai : S’il n’y avait qu’ne adresse à retenir de Thakhek ce serait celle-ci. A la carte des pizzas et trois plats de pâtes. Nous avons opté pour une simple Pizzelai (45 000LAK) à la crème, ail et mozzarella, c’était tout simplement divin, tant au niveau des ingrédients que de l’exécution. Un vrai bonheur après ces mois sans pizzas !  Il nous a semblé qu’il s’agissait d’un repère d’expat travaillant pour des ONG ou les Nations unies , et on a pas mal échangé, la soirée fut vraiment sympa et très instructive !

Tamsang Restaurant : Cette adresse vous permettra de manger de bons petits plats locaux tout en profitant de la magnifique vue sur le Mékong, et la Thaïlande qui se trouve en face. Nous y avons pris un padthai, une omelette, un thé et un café pour 40 000LAK (environ 4€ à deux). Le personnel, féminin, est très sympa.

Où dormir ?

KBG : Nous avons réservé notre nuit avant de partir, craignant de nous trouver encore sans toit le jour de notre retour ! C’est à la KGB, la guesthouse du loueur de moto Wang Wang que nous avons posé nos bagages pour une nuit dans une chambre double (90 000LAK). En revanche, ils faisaient des travaux quand nous sommes arrivés, nous avons eu la chambre seulement à 16 heures.

Les + : le grand balcon partagé entre les chambres doubles, eau chaude, chambre relativement grande, salle de bain privative et refaite depuis peu.

Les – : les araignées au plafond (et elles n’étaient pas dans ma tête!), le grand balcon partagé squatté le soir jusque tard juste devant la fenêtre de la chambre.

Ressentis sur l’étape

Moins longue et pénible que prévu, notamment car nous avons dormi à Viengkham au lieu de Khom Kham (40 km de gagnés). La route n’est pas mauvaise, faite juste attention aux travaux sur certaines portions de route, ainsi qu’aux camions qui doublent dans des virages. Nous sommes rentrés sains et saufs mais avons vu pas mal de blessés rendre leurs scooters …

En revanche, cette amende à l‘arrivée a eu beaucoup de mal à passer, nous nous sommes arrêtés au lieu de filer pour montrer notre bonne foi, mais on ne peut pas lutter contre un fonctionnaire qui a décidé de mettre une amende !

Le bilan du financier

Combien ça coûte de partir à l’aventure ?  En tout, en comprenant l’amende finale, nous en avons eu pour 109€ pour 3 jours et 1/2 (nous ne comptons ni les nuits ni les repas pris à Thakhek) . Le budget se répartit ainsi :

Et vous, ça vous tente “la loop” ? L’avez-vous déjà faite ? Si oui quels sont vos ressentis ? 

 

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11 thoughts on “[Laos] Boucle de Thakhek : 4 jours de scooter dans le centre du pays.

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  1. ça me ferait vraiment flipper tous ces contrôles, ces abandons de sacs (j’ai toujours ma vie avec moi 🙂 ), de passeport… mais qu’est-ce que c’est beau !
    Tu a

    Liked by 1 person

    1. Dans nos gros sacs on avait rien laissé d’important et de précieux car clairement même avec le cadenas on ne sait jamais. Surtout pendant les voyages ne bus, certains s’amusent à essayer d’ouvrir les sacs donc on a tjs papiers + argent dans nos bananes sous nos vetements et les appareiles infos dans un sac à nos pieds qu’on essaie de surveiller un peu même si pas tjs facile.
      Une aventurière je ne sais pas, c’est pas tjs facile facile en tout cas ! Merci de me suivre comme ça Pascale !!!!

      Liked by 1 person

      1. Lol. Nous sommes directement alle sur kong lor en tuk tuk les paysage sont vraiment à couper le souffle!! Nos fesses compatissent avec les tiennes haha

        Liked by 1 person

      2. Les tuk tuk c’est pas necessairement plus confortables pour nos pauvres derrières. Les miennes compatissent aussi huhu 🙂 ( et Konglor c’est dingue ! Dommage quand on y a été il faisait trop moche mais j’aurais adoré me baigner dans son petit lagon à l’entrée)

        Like

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