[Humeurs] Jour de confinement obligatoire 16 : le poisson d’avril.

J’avais envie d’écrire en ce 1er avril. Hélas, tout ce que nous vivons actuellement n’est pas une blague. Nous sommes déjà le jour 16 du confinement total.

Fait marquant : nous avons changé d’heure le weekend  dernier et quand nous applaudissons à la fenêtre désormais, nous découvrons nos voisins en plein jour ! J’enfile donc une tenue décente pour diner, ça change un peu.

J’ai beaucoup de chance. Mon conjoint est en télétravail. Pour ma part je suis indépendante depuis juin 2019, et je continue d’avoir des commandes. Alors elles tournent majoritairement autour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom mais tout de même, les journées passent vite, à travailler. J’ai de la chance car la Terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour nous, elle tourne simplement désormais dans nos 2 pièces. En toute sécurité.

Si je n’ose pas faire de plans sur la comète, je commence à envisager le dé-confinement. Lorsque nos soignants vont jeter leurs masques, extuber les derniers malades guéris, et enfin profiter de leurs familles, récupérer, se reposer. Quand enfin nous allons reconnaître qu’une société qui tourne autour de l’économie est malade, et que la vraie valeur de celle-ci, ce sont les gens.  Les gens qui nous accueillent dans les supermarchés, et la plupart du temps avec gentillesse. Ceux qui passent dans nos rues tous les matins pour que nos villes soient propres. Tous les corps de métier qui répondent présents pour toute sorte de services. Il y a surement des cons, des égoïstes, des criminels. Mais il y a aussi tellement d‘âmes solidaires. Je suis très admirative.

Je suis admirative aussi car je ne lis personne se plaindre de ce confinement. Quand on l’a vu arriver en Chine puis en Italie et enfin en Espagne, on a tous un peu pleuré intérieurement. Et pourtant, sur les réseaux sociaux, auprès de mes proches, malgré les hauts et les bas, je n’entends que peu de lamentations. Je trouve que nous sommes courageux et attentifs à ce qui se passe. Attentifs aux autres. Les chaînes de solidarité se sont organisées spontanément. Nous restons en contact les uns avec les autres. Et je trouve que les messages sont globalement positifs et emplis de gentillesse.

Nous n’avons toujours pas de visibilité sur la suite. Le confinement court pour le moment jusqu’au 15 avril. L’économie prend une claque. Beaucoup de TPE vacillent. Mais l’on sent germer des idées nouvelles pour l’après. Je crois que les gens en ont marre d’être de simples « rouages » d’un mécanisme qu’un grain de sable peut faire péter. Après, on demandera peut être à être tous pris pour ce que nous sommes : des humains.  Je vous avoue que j’espère sincèrement un après plus simple et plus paisible.

Et vous, vous sentez comment au jour 16 ?

PS : j’ai pris la photo de cet article le 1er avril 2019 sur la ligne 6 du métro. Nous rentrions de Barcelone, où nous nous étions fait voler toutes nos affaires dans notre voiture de location. J’étais un peu triste, c’était notre voyage de Pacs. Et en même temps j’avais pris une grande leçon. Malgré les affaires volées, nous allions bien, il y avait du soleil et la vie avait continué sans s’arrêter. Il n’y avait pas vraiment de problème.  J’essaie d’appliquer ça actuellement, faire un focus sur tout ce qui va dans ma vie. Croyez-moi, ça aide énormément.

7 commentaires sur « [Humeurs] Jour de confinement obligatoire 16 : le poisson d’avril. »

      1. Merci.
        Oui, télétravail, de 9h à (à peu près 18h).
        Ma situation ?
        Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Si… ah sans plaisanter ?
        J’ai un enfant en garde alternée, mais suffisamment grand (13 ans) pour s’occuper seul, même si je bouffe la connexion internet quand je bosse.

        De ce fait, quand il est là, ça va, je suis tout le temps occupé.
        Quand il est chez sa mère, je tourne pas mal en rond, le moral est forcément moins bon. Mais je relativise, et je joue/regarde des séries pour passer le temps.

        J'aime

      2. C’est quand même chouette de travailler, on a de la chance de pouvoir encore exercer, avoir un revenu, ne pas mourir de peur de manquer.
        J’avoue que je pense à ceux qui ne sont pas dans le même cas. J’espère qu’ils passeront le cap …
        Je pense aussi aux personnes isolées. Il faut de la force morale et du courage. Bon pareil quand on a une famille qui rend chèvre hein !
        Vous pouvez effectuer la garde alternée ? L’enfant ne devait pas choisir un lieu de confinement ? Sinon franchement tant mieux car il voit encore ses deux parents.

        Aimé par 1 personne

      3. Les gardes alternées sot maintenues oui. Pas de souci de ce côté là, et en étant en télétravail je ne risque pas d’être responsable de la contamination chez sa mère au moins, ça me rassure.

        Travailler occupe, et je n’ai pas le choix de toute façon, bossant pour un fournisseur d’énergie.

        Je me suis fait une check-list des personnes un peu isolé dans mon entourage. Comme je ne pense jamais à prendre des nouvelles, là ça me force à le faire ^^

        J'aime

      4. Tiens mon conjoitn bosse aussi pour un fournisseur d’énergie. Tant mieux d’avoir encore du travail, on est pas les plus à plaindre !
        J’avoue que j’avais commencé à appeler et puis finalement le temps file, même en confinement !

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s