[Belgique] Gand : une ville idéale pour un weekend.

Je jetais mon dévolu sur Gand après lecture, par hasard, de plusieurs articles de blog. Sur les photos, de magnifiques bâtiments, une architecture flamande par excellence et que j’aime tant, et le romantisme des canaux. Côté cahier des charges, elle peut se visiter, à gros traits, aisément en deux jours, idéal donc pour un weekend.  Je vous y emmène.

Nous sommes arrivés le vendredi soir vers 23h30, et cela non sans peine. Je vous publierai un article spécial informations pratiques, mais sachez que nous avons eu deux correspondances, et que le retard de 35 minutes au départ de Paris a clairement foutu la grouille dans notre trajet.  Par flemme et pour le confort, nous avons choisi le taxi pour rejoindre notre logement situé légèrement à l’extérieur du centre ville. Ainsi, le matin à 9h, nous étions prêts pour découvrir la ville.

Un samedi sous la pluie

Hélas, la météo ne fut pas clémente le samedi. Mais nous avons tout de même passé notre journée à sillonner la ville, visiter les monuments, et profité de ce weekend pour découvrir toutes ses merveilles. Je vous propose de retracer notre parcours.

Eglise Saint Nicolas & Korenmarkt

A peine arrivés sur Korenmarkt, la place principale de Gand, que nous étions déjà émerveillés par les bâtiments qui nous entouraient, notamment la poste et l’Eglise Saint Nicolas. Dans l’Eglise, celle des corporations commerçantes, se tenait une brocante. Surprenant ! Que vous l’observiez de devant, de derrière ou encore de haut depuis le Beffroi, cette Eglise imposante est impressionnante et s’incorpore à merveille dans la physionomie de la ville.

Tarif : Gratuit


Le beffroi de Gand

Nous étions dans le centre ville avant 10 heures et après avoir jeté un coup d’œil à l’église Saint Nicolas, nous nous sommes dirigés vers le beffroi, l’un des monuments les plus emblématiques du centre historique, et l’une des “Trois Tours” de la ville. Excellente idée que d’y aller avant la foule car les escaliers sont étroits et l’ascenseur sollicité. Vous découvrirez une mini exposition à chaque étage (l’histoire de la pointe-dragon, de la fabrication des cloches …), jusqu’à parvenir au dernier étage et admirer la vue sur la ville. C’est typiquement l’une des activités à ne pas louper.

Tarif : 8€/ pers


Château des Comtes de Flandres

Après la visite du Beffroi, j’ai dû faire un stop dans le centre pour acheter des chaussettes. J’en avais déjà deux paires l’une sur l’autre mais compte tenu de la pluie, du froid et de mes chaussures peu étanches, j’avais l’impression de marcher pieds nus sur la pierre froide. Si j’ai un conseil à donner : partez avec des chaussures bien imperméables ! Voilà, c’est cadeau. Ceci étant dit, dirigeons nous vers le château des Comtes de Flandres. Situé au confluent de la Lys et de l’Escaut, il est un incontournable de la ville. Nous avons passé deux heures à écouter dans l’audioguide le comédien belge Gantois Wouter Deprez nous raconter l’histoire de ce château du moyen âge, de ses habitants, et des plus terribles mœurs de cette sombre époque. Une visite indispensable, nous avons adoré !

Tarif : 10€ – audioguide compris


Ballade sur la Lys

La ville est notamment célèbre pour ses canaux menant jusqu’à la mer du Nord, et ce serait dommage de ne pas en profiter pour embarquer dans un bateau. Différentes options s’offrent à vous : couvert, pas couvert, avec une coupe de champagne, balades thématiques … Rendez-vous au niveau du pont Saint Michel pour faire votre choix. La visite que nous avons choisi a duré 35 minutes environ (contre 40 annoncées), et elle est dispensée en Flamand, Français et Anglais. Malgré la pluie qui bouchait la vue, la ballade fut agréable. On apprend quelques anecdotes (quand on arrive à comprendre le Monsieur!), et cela permet de voir la ville différemment.

Tarif : 7,50€ pour les adultes


Flâner sur Graslei et Korenlei

Le Graslei, ou quai aux herbes, est connu, entre autres, pour ses trois anciennes maisons historiques aux façades typiques. Le Korenlei lui fait face. Hélas, nous n’y y sommes pas passé le soir, mais les façades s’y reflètent, donnant à l’endroit un charme romantique. Certaines maisons datent du 13ème siècle. Un endroit incontournable lors de votre ballade dans le centre historique. C’est d’ailleurs d’ici que partent les balades en bateau. Au beaux jours, n’hésitez pas à y pique niquer.


La ruelle des graffitis (Werregarenstraat)

Gand est réputée pour son street art. Nous avions prévu de prendre le plan street art “Sorry, not sorry?”, disponible en téléchargement mais nous n’avons pas vraiment eu le temps de le faire. Nous avons pu toutefois en avoir de superbes aperçus au fil de nos visites. Il y a notamment une rue, spécialement connue, Werregarenstraat “rue des graffitis”, située au cœur du quartier historique. Depuis les années 90, cette étroite ruelle est laissée aux mains des artistes, qui l’ont entièrement couverte de graffitis et autres œuvres plus élaborées. J’avoue que lorsque j’y suis allée, j’ai été légèrement déçue car j’ai vu plus de tags que de dessins, mais ça reste un incontournable. C’est une oeuvre éphémère et mouvante, qui évolue au fil des jours, un véritable lieu d’expression.  

Boire un verre dans une brasserie typique

Nous avions terriblement froid, et je rêvais de me réchauffer dans l’une de ces tavernes chaleureuses, faites de bois, intimes, à la décoration cosy et foisonnante de détails. Leur carte est généralement particulièrement fournie en bières, notamment locales. Ils sont nombreux dans la ville, mais nous avons poussé la porte d’un seul, le Trollekelder, un café brun (comme à Amsterdam) typique doté d’une cave du 15ème siècle ! Un moment particulièrement réjouissant, qui invite à parler, à se reposer, à prendre un moment pour souffler (et enlever ses chaussures et ses chaussettes trempées).


Vous perdre dans le centre historique

A pieds ou à vélo, perdez-vous dans le centre historique, depuis le beffroi jusqu’au château, du Graslei au quartier Patershol, en passant par chaque petite rue, admirant chaque façade et chaque vitrine. Repassez dans les ruelles, il y a toujours quelque chose à admirer, et sa taille humaine permet ce luxe de passer et repasser à un endroit puis à un autre. Nous avons préféré marcher pour prendre le temps, mais le vélo est tout indiqué dans cette ville qui lui fait la part belle.


Manger dans un restaurant végéta(l)rien.

Suivra un article “pratique” dans lequel je vous donnerai de bonnes adresses (végan friendly), mais sachez que Gand se définie comme l’une des capitales de la gastronomie végéta(l)rienne. A côté des plats bien roboratifs de viande, des gaufres et autres boutiques de chocolats, la ville a pris le virage du végétal avec un certain succès et une véritable envie. Pour nous c’est forcément un point positif de plus.

Un dimanche au soleil

Après un samedi pluvieux, mais heureux, nous avons eu la joie de découvrir Gand sous le soleil et le ciel bleu le lendemain. Je considère comme une chance de pouvoir découvrir une ville avec une météo différente car sa physionomie change énormément.

Ancien béguinage Saint Elisabeth

Situé légèrement à l’extérieur du centre ville, il s’agit en réalité d’un quartier, autrefois fermé, où vivaient les béguines. Lorsque l’on arrive, on est saisi par la grande Eglise anglicane (vieille catholique) trônant au centre d’un parc, entourée de jolies maisons de ville de briques rouges. Nous avons poussé la porte de l’église et avons eu le droit à de multiples explications de la part d’un fidèle et habitant du quartier. En poursuivant votre visite, vous pourrez découvrir deux autres églises, bien plus discrètes : l’église orthodoxe et l’église protestante.

Cathédrale Sainte Bavon et Agneau mystique

En réalité nous avons visité la cathédrale Sainte Bavon la veille, mais la salle présentant l’Agneau mystique était fermée (fermeture à 15h45). Nous y sommes revenus le lendemain à 13h (heure d’ouverture le dimanche). L’ancienne Eglise Saint Jean est notamment célèbre pour abriter le tableau de l’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck. C’est avec un audioguide que vous apprendrez l’histoire du tableau, et analyserez sa composition. Si l’entrée n’était pas comprise dans la CityCard (je vous en parlerai dans l’article “pratique”), je n’y serais surement pas allée. Mais la visite reste intéressante, notamment l’affaire du vol de l’un des panneaux, et qui demeure un mystère à ce jour ! Pour ma part, au sein de la cathédrale, je suis tombée en extase sur la chaire rococo en chêne, bois doré et marbre, un chef-d’œuvre de Rubens nommé « L’entrée de saint Bavon au cloître ». D’autres œuvres vous y attendent. Hélas, la tour de la Cathédrale Saint-Bavon est uniquement accessible pendant les Fêtes de Gand, il faudra vous rabattre sur celle du Beffroi.

Tarif : 4€

Le STAM : musée de la ville

Nous avons quitté le centre historique, et longé l’un des canaux jusqu’au Musée de la ville, situé à mi-chemin entre le quartier historique et la gare Saint Pierre. Construit sur le site de Bijloke, qui fut un hôpital, puis une faculté de médecine pour devenir enfin un centre de musique, le musée abrite une exposition permanente dédiée à la ville, à son histoire particulière, passée comme contemporaine. Nous y avons passé deux heures à flâner de salle en salle, admirant entre deux la magnifique cour intérieure encadrée des briques rouges du bâtiment. Se tenait une exposition sur l’histoire du crime mais nous n’avons pas eu le temps pour.

Tarif : 8€

Rejoindre la gare en traversant le Citadel park

A quelques minutes à pieds du musée, vous trouverez le Citadel park. En le traversant, vous arrivez à la gare. Nous avons suivi ce parcours avant d’aller prendre le train du retour (déjà). S’il doit être plus agréable à la belle saison, il n’en reste pas moins un espace vert bien agencé, et qui, mine de rien, est assez rare à Gand. Les autorités de la ville, conscients du problème,  cherchent d’ailleurs à créer de nouveaux poumons verts. Ce parc municipal a été aménagé en 1875 à l’endroit où se trouvait auparavant la citadelle hollandaise de Gand, détruite lors de l’exposition universelle de 1913.

Gand sous le soleil

Pour le plaisir, je voulais vous laisser avec quelques belles images de la ville, cette fois-ci sous un soleil bleu sublime. 

On y va ou pas ?

Une chose est sure : je ne regrette pas mon choix. Gand, même sous la pluie, même dans le froid, m’a fait forte impression. Je l’ai aimée à la minute où j’ai posé le pied en son centre historique. C’est une beauté architecturale, qui peut se targuer d’une atmosphère simple et détendue avec son centre quasiment piéton où même les quelques voitures, vélos, et trams ne troublent pas la tranquillité du promeneur. On a apprécié la gentillesse discrète des habitants et de l’accueil. Ville culturelle, gastronomie végétale à l’honneur, parcours de street art, Gand a tout bon, et même si elle convient parfaitement pour un weekend, on pourrait envisager avec plaisir d’y rester plus longtemps. Un sans faute !

 

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Connaissez-vous Gand ? Avez-vous déjà visité une ville belge ?

 

 

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