[Myanmar] De Kalaw au Lac Inlé avec nos pieds (ou presque).

Partis de Mandalay par mini van à 9h pétantes (12 000 K – booké auprès de notre hôtel donc avec petite commission), nous sommes arrivés à 15h30 à Kalaw, sains et saufs, malgré les routes de montagne pas toujours rassurantes.

Notez que nous avons fait une halte sur une « aire d’autoroute » pour déjeuner (et faire pipi), ça change du sandwich de chez nous (5500K à 2, soit environ 3,33€).

Kalaw, une journée pour trouver notre trek

Visiter Kalaw et glander

A Kalaw, on ne vous cachera pas qu’il n’y a pas masse de choses à faire. Pourtant, vous pourrez passer une petite demi-journée à découvrir : sa pagode, le Zadi Aung Chan Tha, son point de vue (continuer à monter après l’agence de trekking Eversmile), sa Clock tower toute neuve datant d’octobre 2017 et le petit parc derrière, ses quelques bons restaurants. Il s’agit d’une agréable ville de montagne, plutôt relax et tranquille, peuplée de touristes en attente du grand départ. Nous y avons passé 2 nuits et une journée et 1/2, histoire de glander un peu avant de partir en trek.

Nous, à Kalaw.
Choisir son agence de trek

Nous avons fait le tour des agences de trekking à notre arrivée, histoire d’avoir le détail pour chacune et nous décider en toute connaissance de cause. On vous dit laquelle on a choisi et pourquoi.

Nous avons sélectionné 4 agences, que nous sommes allées voir chacune leur tour. C’est finalement Jungle King que nous avons choisi pour plusieurs raisons : la nuit dans le monastère, ils sont les seuls que nous avons sélectionné à le proposer, et c’était une véritable volonté de notre part. Ensuite, le prix est raisonnable et sans surprise puisqu’il ne change pas en fonction du nombre de personnes dans le groupe. Le groupe est de maximum 8 personnes (contre 12 dans certaines agences). Et pour finir, les critiques lues sur Internet ont achevé de nous convaincre.

Tarif : 32 000K/personne pour le trek de 2 jours/ 1nuit

Où Loger ?

Nous avons opté pour le Mya Sabai Inn réservé trois jours plus tôt, à 18€/ la nuit. L’offre n’était pas pléthorique et nous ne nous attendions pas à grande chose et pourtant, ce fut encore un bon choix !

Les – : Le wifi pas commode qui n’a pas marché beaucoup, ça manquait un peu de chauffage et il y avait rarement quelqu’un à la réception.

Les + : grande chambre, un balcon avec vue (on a eu de la chance !), petit déjeuner compris, une salle de bain privative avec eau chaude (même s’il faut attendre 3 min qu’elle arrive), une bouilloire, un frigo, des petites bouteilles d’eau offertes etc …

Où manger ?

  • Pour manger Indien: 3N

Chez 3N on vous propose de la cuisine d’Inde du Sud. Une carte en anglais au mur, très succincte. J’ai choisi « vegetables », Monsieur a opté pour « Mutton curry ». Sont arrivés à table une petite salade de radis noir, une soupe Indienne, un riz et le curry. Une orgie de nourriture aux parfums délicieux. Nous vous recommandons vivement cette adresse, située sur la route principale de Kalaw. Nous en avons eu pour 7500K à deux (soit environ 4,5€)

  • Pour manger Nepalais: Everest

Je vous avoue que j’ai l’impression d’avoir encore mangé Indien du sud plutôt que Nepalais puisque nous avons tous les deux mangé un curry et un chapati, arrosé d’un lassi à la banane. C’était sans surprise … très bon ! Par contre niveau prix, c’était un (petit) craquage puisque notre repas le plus cher en Birmanie. Nous en avons eu pour 10500K à deux (avec 5% de taxe – soit environ 6,40€)

C’est où ? Aung Chan Thar Street – Kalow

De Kalaw au Lac inlé … bah on a marché !

« On prend quel option de trek ? » La grande question.

Pour les treks vous avez deux options : partir de Kalaw pour 3 jours de marche (et 2 nuits), ou partir d’un peu plus loin en taxi puis enchaîner sur 2 jours de marche (et 1 nuit).

Nous étions partis sur l’option 3 jours avant que des angoisses existentielles ne me traversent comme : dormir avec un groupe et peut être des gens qui ronflent, se laver à l’eau glacée du jardin au petit matin à 4 degrés,  et surtout (je l’ai déjà dis ?) dormir avec tout plein d’inconnus. Une nuit ça va, deux j’étais pas sereine. Et s’ajoute à cela le doute de réussir à marcher deux journées pleines, mais ce n’était pas ce qui m’ennuyait le plus. C’est en me sentant terriblement chochotte que nous réservions le trek de 2 jours.

Le prix du trek comprend : votre guide, l’hébergement, les repas, le taxi pour rallier le point de départ si vous partez 2 jours, le bateau sur le lac inle, le transfert de vos bagages à votre nouvel hôtel à Inle.

Le prix du trek ne comprend pas : Les boissons, la taxe d’entrée au parc national du lac Inlé (13 500K/pers), le petit pourboire que vous laisserez sympathiquement à votre adorable guide (nous avons donné 1000K/pers).

C’est parti mon kiki (comme on ne dit plus nulle part)
  • Jour 1, tout va bien.

Le premier jour (ou le second si vous prenez l’option 3 jours de marche), je ne vais pas vous cacher que … C’est plutôt pépère la galinette. En effet, on vous annonce environ 7h30 de marche, mais nous nous sommes arrêtés assez souvent pour ne ressentir la douleur dans les pieds que vers l’arrivée. Et sachez que je ne suis pas une randonneuse, il s’agissait de mon premier trek sur deux jours.

Si dans la matinée les paysages ne m’ont pas arraché de whaou (mais c’était quand même très très beau hein), l’après midi ce fut tout différent. En revanche, ce qui est sur, c’est que cette randonnée vous dépayse complètement, entre les arrêts dans les villages pour voir les gens travailler, qui n’avaient pas toujours l’air content d’ailleurs (en même temps, j’imagine si un guide s’arrêtait avec un groupe de touristes munis d’appareils photos devant mon bureau toutes les 10 minutes …), et les champs de toute sorte (piment, gingembre, ail etc …).

Et des sourires aussi, souvent !

Premier stop pour déjeuner dans un village Paho. Nous retrouvons tous les autres groupes qui dormiront au monastère. Je vous explique ça plus tard. Ensuite, on attend que tout le monde parte ou presque pour décoller à notre tour.

L’après midi nous avons marché beaucoup plus, mais nous sommes arrêtés assez souvent. J’ai cru mourir en traversant des petits ponts de bambous qui tanguent, mais la solidarité polonaise (pas solidarnosc mais la famille polonaise du groupe) m’a gentiment aidée à passer ces galères vertigineuses. Ensuite ça a été Whaou et compagnie, parce que les paysages sont quand même sublimes et les gens aussi.

  • Nuit 1 (et dernière)

Arrivée au monastère. Avec plein de petits moineaux tout mignons, des chatons et des chiens. On a retrouvé tous les autres groupes qui dormaient au même monastère. Là, quand j’ai compris ça, mes yeux se sont mis à saigner. J’avais choisi monastère, je ne sais pas bien pourquoi, mais je pensais avoir plus d’intimité que dans une famille. Loupé, dans une famille vous dormez avec seulement votre groupe, là vous dormez avec plusieurs autres groupes. Bon, ça n’a pas été trop pénible, puisque j’ai dormi entre Arthur et le mur. Le problème, et c’est là que je pense avec une grande admiration aux gens qui y vivent, à ces enfants notamment, c’est l’hygiène. N’espérez pas prendre une douche. Et je n’ai pas osé utiliser les toilettes qui sentaient à des kilomètres (mère nature est ton amie).

Y’a du monde au balcon

Malgré ça, ce fut une plutôt bonne (et courte) soirée, entre une partie de foot avec les petits moines, un excellent dîner et quelques échanges avec d’autres êtres humains que nous-mêmes.

  • Jour 2, ça se gâte un peu

Le jour 2, ça devait être la journée facile, moins d’heures de marche. Que nenni. Oui tu marches moins, mais pas tant que ça, mais surtout tu marches moins longtemps. Fais le calcul : moins de pause. C’est  la partie ballade dans les rochers qui a achevé de me faire jurer toutes les trois secondes ( « putain de cailloux », tu vois le genre).

A part ça, un arrêt dans l’école du dernier village Paho, juste avant le début de leur journée, vers 9h . Les mômes ont l’habitude et ne nous ont pas trop calculé, sauf pour faire un foot avec les deux coréens du groupe.

Et sinon, toujours des paysages fantastiques, dans lesquels j’aurais voulu faire des pauses toutes les deux secondes tellement (j’étais fatiguée) c’était beau.

Alors que mes pieds allaient se détacher de mes chevilles, nous sommes enfin arrivés pour déjeuner à l’endroit où le bateau viendrait nous chercher pour Nyaungswhe, notre point de chute à quelques kilomètres du Lac Inlé.

Le bateau sur le Lac Inlé, c’est de la bombe bébé

T’es fatigué, à la ramasse, plein de coups de soleil, pas lavé depuis deux jours. Et là t’embarque sur une pirogue, tu t’installes pépouse et tu te laisses porter dans des paysages magnifiques, avec jardins flottants à ta gauche et à ta droite.

Ensuite, émotion, tes premiers pêcheurs. Ces fameux pêcheurs du Lac Inlé, connus et célèbres dans le monde entier. Ce trajet en bateau, c’est la récompense pour tes heures de marche, tes pieds oublient qu’ils ont mal tellement tes yeux sont ravis. Bon, puis tu pionces peut-être un peu parce que t’a pas très bien dormi cette nuit. Ce fut un moment absolument idyllique !

Quoi prendre pour le trek ?

Prenez le strict minium. Nous sommes partis chacun avec un sac de 10L contenant : brosse à dent + dentifrice, serviette, lingettes rafraîchissantes (pour la toilette), 1 ou 2 paires de chaussettes – culottes, 1 pull, 1 gilet (ça caille très fort la nuit et la matin), des tongs, crème solaire, papier toilette, mouchoirs, Kway (en cas de pluie sinon pas besoin). Pour ma part j’avais emmené un pantalon pour me servir de pyjama mais ce n’est pas forcément nécessaire.

En résumé

Avec les conditions climatiques excellentes que nous avons eues, cette randonnée est un régal. Attention toutefois à bien anticiper le fait que la seconde demi-journée est assez intense, surtout si vous n’êtes pas, comme moi, un randonneur d’élite. Oui, ce trek est très touristique, mais même s’il y a beaucoup de monde sur ces chemins, surtout en haute saison, nous avons eu des moments de solitude absolue dans des paysages grandioses. Comme tous ceux qui ont fait ce trek, nous vous le recommandons !

Avez-vous fait ce trek ? Sur combien de jours ? Quelles sont vos impressions ? 

 

 

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6 thoughts on “[Myanmar] De Kalaw au Lac Inlé avec nos pieds (ou presque).

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  1. Je suis partie 8 jours et me revoilà.

    Je découvre une chose : je ne ferai JAMAIS de trek. Mes pieds n’y survivraient pas. Un concert en partie debout hier, j’avais les jambes qui me rentraient dans le tronc…
    Sans parler de la promiscuité… Je risquerai la crise de panique 🙂
    Mais ces endroits que vous traversez sont sublimes.
    Arthur a l’air totalement zen.
    Vous allez être transformés.

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    1. Tu étais partie en vacances ?
      Ah là moi je vis des choses compliquées entre le trek et le dortoir commun dans un froid glacial sans douche, la retraite méditative où ils ont séparé homme et femme ( j’ai du dormir avec une autre fille, sans mon Arthuuur). Mais ça me fait les pieds un peu, ça me sort de mon égoïsme de petite bourgeoise parisienne. Bien fait pour moi hihi ! (même si je déteste ça hein !!) Belle journée 🙂

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